Je suis bien comme je suis

Voici les success stories de nos mannequins « Je suis bien comme je suis »

Je suis bien comme je suis

Viens les découvrir ! En te présentant les #fillesulla et leur success stories, nous souhaitons te montrerqu’avoir des formes et les mettre en valeur grâce à nos sublimes modèles grande taille pour femme est terriblement amusant. Aime-toi et aime ton corps.Le monde n’a pas besoin de silhouettes formatées, mais de diversité !

Charlotte Kuhrt

Charlotte Kuhrt – Je suis bien comme je suis

Charlotte Kuhrt – Je suis bien comme je suis

Charlotte : Je travaille en studio depuis que j’ai 17 ans. J’ai toujours vu des mannequins, des corps soi-disant parfaits, et je ne m’y suis jamais sentie tout à fait « à ma place ». Même quand je faisais du 40, ma plus petite taille, j’avais l’impression de ne pas être comme il fallait. J’ai donc malheureusement développé un trouble du comportement alimentaire. Et parce que tu fais malgré tout encore du 40, tout le monde te dit de perdre encore quelques kilos, mais toi, tu ne manges déjà plus qu’une pomme et tout ce que tu te dis, c’est « D’accord, mais comment ? » Nous sommes toutes de belles femmes avec des rondeurs, mais personne n’ose en parler parce que ça reste encore un peu tabou. Du coup, un jour, je me suis dit : « Ok, je vais en faire un compte Instagram. » Il est très suivi aujourd’hui et je trouve ça génial de pouvoir m’en servir pour encourager les femmes à être elles-mêmes.

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Cite trois caractéristiques que tu aimes chez toi.

Charlotte : Je suis quelqu’un de très réfléchi, ce qui m’a beaucoup aidée ces dernières années. Je me remets beaucoup en question - trop, pour la plupart des gens ! On me dit souvent : « Charlotte, arrête de te prendre la tête. » J’en suis consciente, mais ça m’aide énormément. C’est comme ça que j’avance, c’est comme ça que je me réinvente en permanence, que je peux à tout moment devenir une nouvelle personne. Je crois que c’est ce que je préfère chez moi. De mon corps, j’ai toujours aimé mes fesses. Ce n’est pas que je dois me dire : « II faut que je montre mes fesses ». Elles ont toujours été là. Je trouve amusante la façon dont les critères beauté évoluent. J’avais la même apparence il y a 10 ans, mais à l’époque, ça ne plaisait à personne et je pense pouvoir être d’autant plus fière de l’avoir toujours assumée. Une troisième qualité serait que je suis très émotive. Je ne crois pas que ce soit toujours une bonne chose : je me mets rapidement dans tous mes états et je retrouve tout aussi rapidement ma joie de vivre. Je ne suis pas du tout rancunière, mais je me vexe aussi très rapidement. J’aime ça, j’aime le fait de tout ressentir avec intensité.


Quelle importance la mode a-t-elle pour toi ?

Charlotte : Je me souviens encore d’une époque pas si lointaine où je portais tous les jours un jean et une tunique noirs, uniquement parce que je savais que ça amincissait. On m’a toujours répété qu’il fallait être mince, qu’il fallait toujours plaire. Je dirais aujourd’hui que la mode est ce qui m’a donné la liberté de me sentir bien. Pour moi, lorsque j’ai mis une minijupe pour la première fois et que tout le monde a dû se dire « Oh, mon Dieu, qu’est-ce qu’elle est en train de faire ? », c’était déjà la liberté.


Que penses-tu de ton corps ?

Charlotte : Entre elles, les femmes restent toujours très enclines à se critiquer et à se moquer les unes des autres. Je crois que ce serait un grand soulagement pour toute la gent féminine si chacune avait le droit d’être telle qu’elle est. Je connais mon corps par cœur et je vois tout de suite quand quelque chose ne va pas, que ce soit ma peau ou mon ventre lorsqu’il est gonflé. Je le connais, un point c’est tout. J’y ai beaucoup travaillé, car il est très important pour moi. Aujourd’hui, je peux dire que j’en aime la moindre parcelle : même la moindre petite marque fait partie de mon corps et, quelque part, chaque chose a une histoire. C’est ça que j’aime : pour moi, le corps dans son ensemble est beau, tout simplement.


Que penses-tu du mouvement Body Positive ?

Charlotte : C’est tout sauf un mouvement s’adressant à une catégorie précise de femmes. Il ne s’adresse pas uniquement aux femmes qui sont fortes, mais aussi à celle qui fait du 36 et qui se sent trop grosse ou trop maigre. Il s’adresse véritablement à tous les âges. C’est vraiment un mouvement qui est là pour tout le monde et que chacun peut s’approprier, et c’est ce qui me plaît tout particulièrement.


Où as-tu puisé ta force ?

Charlotte : J’ai souvent été critiquée pour des décisions très radicales que j’ai prises. Je pense que tout le monde a vécu cela. Nous avons toutes et tous eu des moments difficiles avec notre corps. Dans mon cas, c’est lorsque je me suis rendu compte que toutes les filles avaient un copain. Était-ce à cause de mes rondeurs que je n’en avais pas ? Sur le moment, ça te fiche vraiment le cafard. D’autres fois, je me suis dit : « Je laisse tomber : il y a trop de gens qui sont contre moi ou qui cherchent à me mettre des bâtons dans les roues. » Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je peux dire que c’est la meilleure chose qui me soit arrivée, parce qu’aujourd’hui, je regarde ces mêmes personnes et je me dis : « Regarde où j’en suis maintenant : si je ne t’avais pas laissé partir ou si je n’avais pas mis un terme à notre amitié, je n’en serais pas là aujourd’hui. » Je crois qu’après coup, il faut toujours prendre le temps de regarder en arrière et de se demander pourquoi on a pensé qu’on vivait le pire moment de notre vie et ce que cela a pu nous apporter. Je fais ça tous les ans en fin d’année.

Carina Behrens

Je suis bien comme je suis - Anna Scholz

Je suis bien comme je suis - Anna Scholz

Anna Scholz : On me demande toujours si je suis féministe. Bien sûr, je pense être féministe, mais je pense aussi que je n’ai encore jamais eu le sentiment d’être désavantagée de quelque manière que ce soit. En fait, je me suis toujours sentie forte et sûre de moi. Monter ma propre entreprise a été tout à fait naturel pour moi. Et pouvoir être ma propre patronne me donne une impression de grande liberté. Je l’ai même toujours été. Pour être honnête, je n’ai encore jamais travaillé pour quelqu’un d’autre. En fait, je privilégie toujours la collaboration, comme actuellement avec l’équipe d’Ulla Popken qui est si merveilleusement positive. C’est un immense plaisir pour moi.

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Que penses-tu du mouvement Body Positive ?

Anna Scholz : Je trouve que ce mouvement est très important et je suis contente qu’il existe. Mais j’ai l’impression que l’on se répète depuis des années : « Assume-toi, prends soin de ton corps, sois toi-même, accepte-toi comme tu es. » Mais pour moi, cela n’a rien de nouveau, je travaille dans cette branche depuis 25 ans et tiens le même discours depuis le début. Je préfère quand on ne se contente pas d’une simple affirmation du type « Je suis en phase avec mon corps » ou « Je suis heureuse comme je suis. » Je trouve qu’il faut aller encore plus loin.


Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Anna Scholz : Selon moi, tout peut être source d’inspiration. J’ai toujours un petit carnet avec moi ou aujourd’hui, évidemment, mon téléphone avec lequel je prends plein de photos de petits détails. Cela peut être un coucher de soleil ou une fleur dans un endroit quelconque, mais ce que j’aime particulièrement, ce sont les voyages. J’aime aller dans des pays très différents. À Noël, j’étais au Brésil où les femmes ont notamment un rapport très différent à leur propre corps. Elles sont bien plus à l’aise avec leurs rondeurs et font même leurs courses en bikini. Et il y a une immense variété de couleurs exceptionnelles dont on peut s’inspirer en permanence. J’aime les petites broderies, je suis une grande collectionneuse, j’ai dans mon bureau des caisses entières d’objets qui renferment un petit oiseau ou autre chose que j’ai trouvé quelque part et qui tôt ou tard finira brodé je ne sais où.


Où puises-tu la force de faire ce que tu fais ?

Je vais deux fois par semaine à la salle de sport, voire trois, quand j’y arrive. J’ai un entraîneur avec qui je fais beaucoup d’exercices. Je fais de la musculation et ai déjà poussé 300 kg sur la presse à cuisses. C’est déjà beaucoup. Pour moi, la force physique est très importante. Depuis que je fais de la musculation, je me sens bien plus en forme, plus forte et toute cette énergie me permet simplement de prendre ma vie en main.


Quelle importance la mode a-t-elle pour toi ?

La mode est très importante pour moi, car c’est toute ma vie. Comme je ne trouvais jamais rien qui me plaisait vraiment, j’ai commencé à coudre mes propres affaires dès l’âge de 13 ans. Je trouve que les vêtements sont un excellent moyen d’expression en fonction de ce que l’on porte et de l’humeur. Aujourd’hui je porte une tenue noire toute simple, mais j’aime aussi mes imprimés et je trouve que les vêtements permettent de très bien exprimer l’humeur du jour, de la semaine ou d’un événement. Par exemple, en portant une robe bohème et de longues boucles d’oreilles en vacances ou une robe de cocktail très sexy. Je trouve qu’on se sent vraiment différemment en fonction de ce que l’on porte. C’est pourquoi la mode occupe, selon moi, une place importante dans nos vies.


Es-tu plutôt... Jupe ou pantalon ?

Jupe, sans hésiter ! Les pantalons, c’est aussi pratique bien sûr, mais j’entends souvent les gens dire qu’il faut toujours bien s’habiller quand on porte une jupe. Je ne suis pas du tout d’accord. Je trouve qu’une jupe ou une robe se porte aussi très bien avec des tennis. Elles sont en fait bien plus confortables, à condition qu’elles aient la bonne longueur et que leur coupe nous convienne.


Ton conseil

J’aimerais redonner du courage aux femmes pour qu’elles retrouvent du plaisir à s’habiller. Selon moi, pour essayer de nouvelles choses, il faut forcément oser et se dire « J’essaie une nouvelle couleur, une nouvelle robe, cela fait longtemps que je n’ai pas porté ce vêtement, je joue avec mes formes. » C’est la seule manière de découvrir ce qui nous va vraiment. Et je trouve dommage que certaines personnes restent enfermées dans leur routine, à porter systématiquement leur longue tunique sur un pantalon ou sur des leggings que je ne trouve vraiment pas jolis. Il faut avoir le courage de jouer avec la mode et prendre simplement du plaisir à être une femme.

Carina Behrens

« Comment apprendre à s’aimer »

« Comment apprendre à s’aimer »

Carina : En fait, je suis contente d’avoir des rondeurs. J’aime avoir une poitrine généreuse qui me donne une apparence très féminine. J’en suis reconnaissante. J’ai grandi avec trois garçons. Nous avions l’habitude de jouer dans la boue, avec des chevaliers Playmobil, entre autres. Je pense qu’à l’époque, je ne me posais pas de questions sur mon physique, que je ne m’en préoccupais pas vraiment. Quand on est enfant, on s’en fiche, on a d’autres priorités que la taille de prêt-à-porter ou l’apparence physique. On entend de plus en plus de stylistes ou de photographes dire qu’ils trouvent génial de photographier ou de travailler à nouveau avec une femme vraiment ronde, ce qui est franchement encourageant. Ou encore d’autres mannequins qui apprécient aussi de voir autant de morphologies différentes dans les campagnes de mode. Cela me donne de l’assurance, me réconcilie avec mon corps et je m’en réjouis toujours beaucoup. Ce sont de beaux moments.


Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Carina : J’adore Instagram ! J’ai beaucoup de plaisir à l’utiliser, je suis abonnée à un grand nombre de blogueuses, d’influenceuses et de mannequins qui sont de vraies sources d’inspiration pour moi. Je trouve génial de voir parfois tout autre chose que ce l’on trouve en réalité dans les magazines, dans les campagnes ou ailleurs. Je m’inspire du style individuel de chaque personne.

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Quelle importance la mode a-t-elle pour toi ?

Carina : J’adore la mode ! Je la trouve vraiment divertissante. Pour moi, c’est une incroyable manière de s’exprimer et je n’adhère pas du tout au vieil adage « l’habit ne fait pas le moine ». La façon de se présenter, les habits que l’on porte, ont au contraire une très grande importance. Mais il faut aussi savoir s’amuser avec la mode, donc l’aborder avec décontraction sans trop suivre les tendances, faire simplement ses propres expériences et trouver ainsi son style.


Es-tu plutôt... sportive ou glamour ?

Carina : Sportive ou glamour ? Je crois que je n’aime pas trop les étiquettes, je pense avoir un style plutôt classique, mais j’aime aussi expérimenter. Donc pour une soirée, j’enfile volontiers une tenue plus glamour, mais en journée juste un jean et des baskets font très bien l’affaire. Je crois que mon style est justement de changer de style en permanence, je n’aime pas du tout me fixer, ce qui n’est d’ailleurs pas une obligation, à mon avis.


Ton conseil ?

Carina : On devrait s’entourer de gens qui nous soutiennent, nous encouragent et nous font parfois des compliments. On est bien trop avare de compliments, donc voici mon conseil : il faut bannir un peu de sa vie l’énergie négative, se sentir bien dans sa peau quand on se regarde dans le miroir et penser « Oui, ça va comme ça ». On ne doit laisser personne nous offenser. C’est ça le plus important.

Carina Behrens

Qu’est-ce qui a été déterminant dans ton cheminement ?

Carina : Ma cousine était un mannequin classique et voulait toujours que je maigrisse, afin que je puisse moi aussi devenir mannequin. Mais j’ai toujours été un peu plus ronde. J’ai eu connaissance de ce concours de mannequins d’Ulla Popken, j’ai donc envoyé ma candidature et je suis allée jusqu’en finale. On a organisé pour nous un défilé de mode, on nous a photographiées, puis on nous a envoyé les photos. Quand j’ai appris que je n’étais pas prise, au départ, j’ai bien accusé le coup, mais je suis toujours contente de revenir ici et de voir que cela a marché, même si on ne gagne pas à tous les coups. Que l’on peut tout de même réussir tant que l’on garde son objectif.


...et comment se présente l’avenir ?

Carina : Déménager à Londres a été une bonne décision. J’ai une super agence là-bas et des femmes comme Ashley Graham, par exemple, nous ouvrent à toutes des perspectives de carrière tout à fait différentes, donc je pense avoir encore beaucoup de choses à vivre. J’espère que 2019 a encore beaucoup à offrir.

Rachel Peru

« Osez ! »

« Osez ! »

Rachel : Je m’appelle Rachel. J’ai 48 ans. J’ai trois enfants adolescents et un chien génial, un braque hongrois, avec lequel j’aime aller me promener. Et je suis un mannequin grande taille. J’aime mon sourire, même si mes dents se chevauchent un peu devant. J’avais très peu confiance en moi quand j’étais plus jeune. Sur mes photos de classe, je souris toujours la bouche fermée. Alors que maintenant, j’aime beaucoup mon sourire et en suis satisfaite. J’aime ma poitrine généreuse (je porte du 34 G). Plus jeune, je la détestais vraiment. J’ai même failli me faire opérer pour la réduire. Alors qu’aujourd’hui je l’aime, elle fait partie de moi. J’apprécie aussi chez moi le fait d’oser sortir de ma zone de confort et de ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses.


As-tu eu des expériences négatives avec tes rondeurs ?

Rachel : Je n’aime pas vieillir. Je suis actuellement en pleine ménopause, ce qui me fait prendre du poids, surtout au niveau de la taille. Mais tout cela fait partie de moi, donc je dois l’accepter, faire du sport et rester en bonne santé.

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... et des expériences positives ?

Rachel : Aujourd’hui j’accepte vraiment mes cheveux gris. Ils se sont mis à grisonner dès l’âge de 13 ans, et je les ai teints durant 20 ans. Il y a environ 4 ans, j’ai commencé à les laisser pousser gris naturellement, ce qui a été une expérience vraiment positive pour moi : je me sens moi-même, libérée. Et je ne dépense plus mon argent dans les colorations.


De quoi es-tu fière ?

Rachel : Je suis très fière de mes enfants. Je pense que c’est la priorité pour une maman. J’aime les voir grandir, devenir progressivement adultes. Je suis également très fière de ma nouvelle carrière et de cette nouvelle voie. J’ai commencé le mannequinat il y a 2 ans, c’est quelque chose de totalement différent et j’apprends en permanence. Je suis très fière de moi car j’affronte mes peurs. Cela m’amuse beaucoup.


Quelle importance la mode a-t-elle pour toi ?

Rachel : Pour moi, la mode est une manière de m’exprimer. Quand je me réveille de mauvaise humeur le matin, j’aime pouvoir porter des vêtements colorés, cela me redonne le moral. Et parfois, je m’habille tout en noir. C’est un prolongement de moi-même.

Rachel Peru

Comment prends-tu soin de toi ?

Rachel : Comment je prends soin de moi ? Je serais perdue sans mon chien. Je vais presque chaque jour me promener avec lui, c’est mon moment de déconnexion. Je laisse mon téléphone à la maison, je suis tranquille et en paix. J’aime aussi lire et passer du temps avec mes amis. Voilà comment je prends soin de moi.


Qu’est-ce qui t’a aidée à t’accepter telle que tu es ?

Rachel : Entre 20 et 40 ans, j’ai vraiment eu du mal à m’accepter et à me sentir bien dans mon corps. Ce n’est qu’à la quarantaine que je me suis dit qu’il était temps de changer. Pourquoi gaspiller mon temps à me préoccuper de mon apparence ou de mon poids ? Je me suis enfin mise à vivre et à essayer de nouvelles choses. Ces dix dernières années, j’ai fait du parachutisme et tout plein d’autres choses. Cela a très positivement changé la perception que j’avais de mon corps.


Ton conseil ?

Rachel : Ne pas chercher à s’adapter, mais être soi-même. Et se donner le droit d’avoir peur, mais agir quand même, parce qu’on ne sait jamais ce qu’il va se passer avant de l’avoir fait.

Claudia McKenzie

« Nous devons nous assumer davantage »

« Nous devons nous assumer davantage »

Claudia : On peut dire que je suis une vraie ronde. J’ai déjà eu 30 kilos de plus, 30 kilos de moins et je comprends nos clientes, car je suis l’une d’entre elles. Je travaille chez Ulla Popken depuis 23 ans, dans la production photo. Je m’occupe de tous les mannequins, je décide du type de séances photo que nous allons faire et à quel endroit. Nous réunissons les équipes. Je pense être une personne ouverte d’esprit et je suis de bonne humeur la plupart du temps. Bien sûr, il peut m’arriver de m’énerver le matin quand quelqu’un arrive au bureau pimpant et chantant dès 6 h ou 6 h 30.


De quoi es-tu fière ?

Claudia : Je pense qu’une femme n’est jamais totalement satisfaite, mais maintenant, je me suis réconciliée avec mon corps. J’aime ma peau, mes cheveux, que je détestais autrefois, et la nature a bien voulu me donner une silhouette sablier, autrement dit, mon corps est relativement harmonieux et je trouve ça vraiment joli.

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As-tu eu des expériences négatives avec tes rondeurs ?

Claudia : Cela remonte à 18 ans environ. Mon enfant était encore petit, je venais d’intégrer un groupe de parents-enfants et une mère m’a dit : « Je n’arrive pas à comprendre comment on peut devenir aussi grosse que toi. » Il y a eu un grand silence et tous les regards se sont tournés vers moi. Toutes les mamans étaient tellement « choquées ». Alors j’ai simplement dit : « Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse être aussi bête et fumer en étant enceinte. » Cette maman était en effet de nouveau enceinte et sortait régulièrement à la pause pour fumer. Aujourd’hui, c’est encore tellement gravé dans ma mémoire que je me demande vraiment qui a le droit de me dire ce genre de choses. Il est tout à fait inacceptable de blesser les autres uniquement parce que leur apparence est différente.


... et des expériences positives ?

Claudia : J’aime faire des défilés de mode pour Ulla, beaucoup de monde y assiste, des femmes vraiment géniales avec plus ou moins de rondeurs et nous essayons de les habiller, de trouver ensemble une tenue sympa. Et lorsque tu sens que les filles, ou les dames, repartent en se sentant beaucoup, beaucoup mieux qu’avant, c’est extrêmement gratifiant, cela fait tellement plaisir.


Quelle importance la mode a-t-elle pour toi ?

Claudia : Je pense qu’on ne peut se sentir vraiment bien qu’avec les bons vêtements. Selon l’humeur, si je souhaite sortir un soir et être parfaitement chic, je trouve toujours la tenue adaptée, celle dans laquelle je me sens vraiment bien, dans laquelle je me dis que je me fiche complètement d’avoir 10 ou 20 kilos de trop, je suis belle malgré tout et je me sens séduisante. Et il y a aussi les tenues tout à fait normales, disons décontractées, dans lesquelles je me sens bien, dans lesquelles je peux tout simplement me blottir. Je trouve cela très important.

Claudia McKenzie

Es-tu plutôt... baskets ou talons hauts ?

Claudia : Baskets ! Je ne sais malheureusement pas marcher sur des talons hauts et je trouve les baskets vraiment branchés, j’adore !


Ton conseil

Claudia : Minces ou rondes, nous devons simplement davantage nous assumer et nous dire : « Je suis simplement comme je suis et vous ne me changerez pas. » Je suis bien comme je suis. C’est ce que nous devons nous dire et je crois qu’alors la vie devient un peu plus facile. Pour moi, tout femme a quelque chose d’exceptionnel, nous devrions garder à l’esprit que personne n’est parfait dans ce monde - et nous n’avons pas à l’être. Il existe tellement de gens qui nous aiment telles que nous sommes. Mais nous devons d’abord nous aimer nous-mêmes. Je trouve cela très important. Ensuite, tout va de soi. J’en suis persuadée.